Orientations partagées

Depuis 2004, les élus de l’inter-Scot ont identifié des problématiques communes à l’échelle de l’aire métropolitaine et ont souhaité y apporter une réponse collective à travers la signature du « Chapitre commun » de l’inter-Scot (2006, MAJ 2013) ; ce document pivot de la démarche synthétise les principaux objectifs d’aménagement partagés par les treize Scot.

Une aire métropolitaine accueillante et multipolaire

La métropole lyonnaise devrait compter plus de 3 500 000 habitants en 2030. Pour éviter la dilution de l’habitat et des activités le long des axes routiers et préserver les grands espaces de nature, les élus s’accordent sur un modèle de développement « anti-tâche d’huile », qui s’appuie sur des polarités urbaines bien dotées en équipements et en services et se structure autour des étoiles ferroviaires lyonnaise et stéphanoise.

Un fonctionnement métropolitain fondé sur des politiques de mobilité durable

Le développement d’un réseau de type RER à l’horizon 2030 constitue l’armature du système de mobilité durable de l’aire métropolitaine. Les élus des Scot mettent l’accent sur le développement prioritaire des espaces autour des gares du territoire et, dans les secteurs qui en sont dépourvus, sur des politiques de mobi¬lité durable et de rabattement coordonnées, jouant de tous les modes de transports alternatifs à la voiture solo.

Un développement économique fondé sur la complémentarité des territoires

L’ensemble des sites économiques lo­caux et métropolitains permet la consti­tution, à l’échelle métropolitaine, d’une offre économique complète à même de « compter » et de « peser » dans la com­pétition internationale.

Pour ce faire, les élus de l’inter-Scot promeuvent une complémentarité des territoires et des sites économiques métropolitains ainsi qu’une mutualisation progressive des politiques de promotion.

Des principes communs en matière d’aménagement commercial

Reconnaissant le rôle majeur du commerce dans l’organisation et le fonctionnement territorial, les présidents s’en­tendent sur la nécessité de maîtriser le développement des grandes surfaces périphériques au profit d’un commerce au plus près de la Ville et de ses habitants, autour de projets plus compacts et plus urbains, suscitant un recours plus régulier aux modes de déplacement alter­natifs à la voiture.

Un réseau d’espaces agricoles et naturels qui structurent le territoire

La volonté d’attirer de nouvelles populations s’accompagne pour les élus des Scot d’une volonté d’accorder une place aus­si importante aux espaces naturels et agricoles qu’aux espaces urbains. Couvrant près de 80% du territoire métropolitain, ils constituent une richesse essentielle au plan économique, social (cadre de vie, tourisme, loisirs) et environnemental.