Habitat & formes urbaines – 2007

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En juillet 2006, les présidents des Scot de l’aire métropolitaine ont reconnu le principe d’une coresponsabilité du développement et de l’aménagement durable du territoire métropolitain au travers de leur adhésion au Chapitre commun des Scot.

Ce document fondateur rend compte d’une vision partagée de l’évolution du territoire métropolitain. Cette vision se décline en six grands objectifs à poursuivre dans les orientations d’aménagement des Scot : une métropole accueillante, une attractivité métropolitaine fondée sur un développement cohérent du réseau ferroviaire et de l’habitat, une métropole nature qui protège et valorise son environnement, une attractivité économique conçue sur la complémentarité, une métropole ouverte sur les espaces régionaux, ses voies naturelles et sur le reste du monde, une inscription dans une gouvernance
métropolitaine renforcée.

L’aire métropolitaine lyonnaise a connu et connait encore des dynamiques démographiques très importantes notamment dans les territoires périurbains et ruraux. On attend entre 300 000 et 500 000 habitants supplémentaires sur la métropole lyonnaise à l’horizon 2030. Cette croissance ne pourra se faire de manière acceptable que si les politiques publiques se saisissent de la question de l’accueil de population dans des formes d’habitat à la fois plus économes de l’espace mais aussi qui répondent aux besoins et exigences des nouveaux habitants. L’accueil de ces nouveaux ménages doit tenir compte des bouleversements sociétaux de ces dernières décennies.

Sur la base du Chapitre commun, les Scot se sont donnés pour objectif de s’entendre sur un accueil de population plus solidaire. Ainsi, les agglomérations de Lyon, Saint-Etienne, Nord-Isère sont appelées à jouer un rôle plus important dans l’effort de construction dans un contexte de crise du logement d’ampleur nationale. Cette entente entre les Scot poursuit un double objectif. Le premier est de contenir la pression sur les territoires périurbains et ruraux vulnérables au regard  de ces forts taux de croissance. Le second, qui découle du premier, est d’orienter de façon prioritaire la croissance démographique dans des secteurs desservis par les transports en commun et dotés d’équipements publics, limitant ainsi les coûts pour la collectivité et préservant les espaces naturels et agricoles.